Nous vous présentons aujourd’hui la suite de notre 1er billet consacré aux raisons pour lesquelles les projets de veille échouent. Après avoir évoqué l’absence de KPIs, le profil inadapté du veilleur ou encore la transition mal assurée, nous allons parler d’infobésité, du manque de valorisation du projet, et les mauvaises raisons derrière certains projets de veille.

7. Le manque d’accompagnement

Cela peut poser problème à 2 niveaux :

  • De par l’incapacité à aider les BU métier lors du lancement de nouveaux projets de veille : pas de compréhension des besoins, pas de définition des objectifs et des KPIs, pas d’identification des sources
  • Pas de prise en main des outils de veille : comment accéder à la plateforme, comment consulter les informations validées, comment valider l’information (si je suis un tracker), comment modifier le requêtage de mon projet ?

8. Je fais de la veille car mon concurrent en fait / c’est à la mode / il me reste du budget

Lorsque nous posons la question “Pourquoi faites-vous de la veille”, il n’est pas rare d’entendre la réponse suivante : “je fais de la veille parce que je sais que mon concurrent en fait ou je fais de la veille parce que c’est à la mode en ce moment.”

Une fois de plus, sans réelle compréhension des objectifs, le projet part sur de mauvais rails. Le projet de veille doit être motivé par un réel besoin d’informations, parce qu’on veut comprendre son marché environnant, parce qu’on veut anticiper les tendances de demain…

Une organisation ne ressentant pas la nécessité de recourir à des données pour appuyer ses décisions ne devrait pas se sentir obligé de faire de la veille, car à coup sûr elle n’apportera pas le niveau de satisfaction attendu.

9.  Privilégier la quantité à la qualité : attention à l’infobésité

La réussite d’une veille ne se mesure pas à la quantité d’informations délivrées, mais plutôt à la pertinence des informations et la manière dont elles sont synthétisées et utilisées.

Il est assez commun d’entendre des cellules de veille nous parler de la fréquence d’envoi, du nombre d’articles envoyés à leurs collaborateurs toutes les semaines.

Or, Il est parfois préférable de transmettre un livrable une fois toutes les 2 semaines avec 2 news pertinentes plutôt qu’un livrable quotidien comportant peu d’informations qualifiées.

Gardons en tête qu’une des nombreuses vertus du veilleur est la patience.

En effet, il faut parfois attendre des semaines ou des mois pour qu’une bonne information tombe.

Il est aussi fréquent que le veilleur puisse être amené à recouper des informations / des news à long terme pour pouvoir correctement analyser certaines tendances et y donner du sens.

10. Brûler les étapes

Nous voyons beaucoup de projets de veille échouer, parce que les organisations brûlent les étapes.

Plusieurs projets complexes sont lancés en même temps, et implosent quelques mois après.

Pourquoi est-il important de lancer 1 métier, 1 thématique pour commencer ?

Parce qu’il faut se laisser le temps d’apprendre, de mettre à l’épreuve la méthodologie, de respecter toutes les étapes du cycle de veille, et d’identifier des axes d’amélioration pour le prochain projet.

Prendre conscience que les équipes de veille sont souvent réduites au strict minimum est également un facteur important. En les surchargeant, elles ne pourront pas fournir un travail de qualité sur chacun des projets de veille. 

11. Ne pas avoir de cellule de veille dédiée

Ne pas avoir de cellule de veille dédiée peut être un handicap dans la mesure où les veilleurs sont de véritables experts métiers. En effet, ils maîtrisent à la perfection le paramétrage des requêtes, ils connaissent généralement bien les plateformes de veille, ils centralisent l’information et les demandes métiers, et enfin ils sont aguerris à la synthétisation et l’analyse de données. Tous ces facteurs étant indispensables à la réussite des projets de veille !

12. Ne pas valoriser les projets de veille en interne

Pour faire vivre la veille, il faut la rendre visible aux yeux de tous.

C’est grâce au travail de promotion que votre expertise métier et que votre valeur ajoutée seront reconnus à l’échelle de votre organisation, et que de nouvelles thématiques de veille émergeront.

Ne manquez pas notre prochain article de blog qui sera consacré aux bonnes pratiques pour valoriser votre projet de veille !

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Vanessa Querry
Vanessa est responsable marketing chez Digimind en charge du marché de la veille stratégique. Passionnée par les technologies de l’information, le marketing digital et le B2B, Vanessa aime débattre des meilleures stratégies pour aider les entreprises à se démarquer dans un environnement hautement concurrentiel et en pleine mutation.

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